Juillet 2014 « J’ai besoin de bouger faute de quoi je peux devenir désagréable pour les autres. C’est ce qui m’a le plus plu en boarding school : l’équilibre entre sport et études »

Fred Pope, 21 ans,  a passé les deux dernières années du secondaire en boarding school en Angleterre. Bien que ses deux parents soient anglais, ils vivent en France depuis 20 ans. Il entame aujourd’hui sa quatrième année à l’Université de Aberyswyth, où il étudie le français et la géographie. Mais sa principale passion en boarding school était bien le sport.

School Britannia: Pourquoi avez-vous – vous ou vos parents – pris la décision de partir en Angleterre pour les deux dernières années de votre scolarité pré-bac (Sixth Form) ?

Fred Pope: Cela dépend des enfants, mais pour moi c’était un choix idéal pour le challenge que cela représentait. J’avais toujours eu envie d’y aller et ai bien apprécié que cela se réalise.

SB: Vous êtes-vous senti loin de chez vous ?

FP:  J’ai adoré ma vie en pensionnat. Nous étions comme une grande famille, vraiment. Le responsable de la « maison » où j’habitais était parfait, il m’a beaucoup aidé. La « maison » comptait 40 jeunes et je n’oublierai jamais les moments que j’y ai passé. Pendant cette période, les relations avec mes parent se sont améliorées même si elles n’ont jamais été mauvaises. Mais c’est bon d’avoir un peu plus de liberté quand on a 15 ou 16 ans. Si on veut faire l’université après, cela fait une bonne transition.

FRED POPE

SB: Pourriez-vous m’en dire un peu sur l’ambiance pendant les cours ?

FP:  La classe la plus nombreuse comportait 15 personnes. J’ai même eu des cours avec seulement 6 personnes dans la salle. Je vois beaucoup d’avantages à avoir des classes de petite taille : une meilleure relation avec les professeurs, qu’on apprend à mieux connaître et qui se rendent d’autant plus abordables qu’on gagne en séniorité dans l’école. Et puis, on est plus réceptif à l’apprentissage de quelqu’un qu’on apprécie et qu’on respecte, et par qui on se sent respecté. Les prefesseurs mettent un point d’honneur à vous faire aimer la maière qu’ils enseignent. J’y ai étudié la géographie, la biologie, la français et le sport. J’ai aimé tous mes cours.

SB:  La possibilité de pratiquer le sport à haute dose était importante pour vous ?

FP:  L’école que j’ai fréquentée (Trent College) est très axe sur le sport. Pour moi c’était idéal. Nous avions 5 terrains de rugby, 2 terrains de cricket, une piscine et de nombreux cours de tennis. Je faisais du sport tous les jours et nous avions des patches tous les week-ends. J’étais le capitaine de la deuxième équipe de rugby et j’ai aussi joué pour la première équipe. J’ai fait les championnats d’athlétisme au printemps.

SB: Les élèves devaient-ils être bons en sport pour être impliqués ?

FP:  Même si on n’est pas particulièrement bon, on peut jouer, évidemment. Il y a une équipe pour chaque niveau.

SB: Que pouvait faire un élève peu friand de sport ?

FP:  Il y a aussi de nombreuses activité extra-scolaires tells le CCF (Combined Cadet Forces) ou le Trophée du duc d’Edinbourg (programme d’épreuves sportives et humaines), qui complètent votre profil académique pour préparer l’entrée à l’université. Il n’y a pas que le sport, c’est l’ensemble qui compte. Je ne parle pas pour toutes les boarding schools, mais si cela coûte assez cher, on en a vraiment pour son argent.

SB:  La quantitié de sport que vous avez pratiquée venait-elle au detriment de votre travail scolaire ?

FP:  Absolument pas. J’ai travaillé très dur. Chaque cours durait 45 mn, où nous devions être très concenters. Un petit chahut et on était vite sanctionné, si bien qu’on ne recommençait jamais. J’avais aussi besoin de faire du sport pour rester concentré en cours.

FRED

SB:  A part l’exercice physique, quel intérêt pour vous de faire des sports d’équipe ?

FP:  Jouer en équipe développe l’esprit de camaraderie. On se sent au mieux après un entrainement, un match, une victoire ensemble. Cela habitue aussi à interagir avec les autres. Même si c’est du sport, il y a des aspects qui ressemblent à la vie en entreprise. C’est ce que j’ai préféré dans mon expérience en boarding school.

SB:  Et après ? Vous aurez toujours du temps pour le sport à l’université ?

FP:  Oui; l’année prochaine, je serai capitaine de l’équipe de rugby à sept. Je fais aussi du foot et du rugby de plage. Puis je chercherai un job dans le domaine des énergies renouvelables, je pense que c’est le futur.

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